La Citadelle de Besançon

Chef-d’œuvre d’architecture militaire, la citadelle de Besançon est édifiée d’après les plans de Vauban entre 1668 et 1683.

C’est à l’issue de la première conquête de la Franche-Comté par Louis XIV en février 1668, que Vauban propose la construction d’un ouvrage fortifié sur le mont Saint-Étienne, éperon rocheux dominant Besançon.

Les travaux sont interrompus par l’annonce du traité d’Aix-La-Chapelle, signé le 2 mai 1668 par les deux belligérants et officialisant le retour de la France-Comté à l’Espagne.

 

Conscient de la faiblesse de la fortification bisontine et en possession des plans de Vauban, les espagnols construisent sur la colline une première citadelle.

En 1674, en pleine guerre de Hollande, Louis XIV attaque pour la seconde fois la Franche-Comté.

Le 22 mai 1674 après trois semaines de siège, Besançon est définitivement française.

Vauban remanie profondément et complète l’ouvrage commencé lors de la première conquête et poursuivi par les espagnols.

Trois fronts successifs, du nord au sud avec demi-lunes, fossés et bastions, viennent alternativement rythmer la pente de la colline.

Au sommet, le rocher forme une table naturelle, c’est là le cœur de la Citadelle. Vauban rehausse les remparts reliant les fronts Royal et de Secours et les termine du côté du front royal par deux guérites. Il renforce le front royal par une demi-lune et une tenaille, approfondit les fossés et construit le front Saint-Etienne. Ces aménagements feront de cette citadelle un site inexpugnable.

La Tour du Roi et la Tour de la Reine 

Situées aux extrémités des remparts est et ouest, ces deux guérites surplombent le Doubs et offrent une vue imprenable sur les quartiers de Rivotte et Tarragnoz.

Bâties en pierre calcaire et en brique, elles portent des fleurs de lys en épis de faîtage.

La tour bastionnée de Rivotte

Pour protéger la rive gauche du Doubs, facilement atteignable par le feu de l’ennemi depuis les hauteurs, Vauban innove en ponctuant le rempart de tours bastionnées.

Les tours bastionnées pentagonales comportent deux niveaux. Le rez de chaussée est constitué d’une casemate à canons voûtée à l’épreuve.

L’étage se compose d’une plateforme bordée d’un parapet crénelé. Les tours bastionnées sont prolongées à la gorge d’un bâtiment traverse.

Au XVIIème siècle, les tours ne présentaient pas de toiture, seul le bâtiment traverse était couvert.

Sur les six tours de l’enceinte urbaine et pour des raisons stratégiques, les trois tours situées à l’est étaient plus imposantes que celles de l’ouest.

La demi-lune

C’est un ouvrage détaché, situé en avant de la courtine et de la porte pour mieux les protéger.
L’ouvrage est ouvert à la gorge de façon à ce que l’ennemi ne puisse s’y maintenir.

La porte Rivotte

C’est l’une des portes de Besançon. Cette porte médiévale munie d’un pont-levis garde la route venant de Suisse via Pontarlier.

Rénovée en 1546 sous l’empereur Charles Quint, elle est à nouveau transformée au XVIIème siècle. Vauban remanie la partie centrale, désormais dotée d’un avant-corps où figurent dans la partie haute les armes de France surmontées du soleil royal

La basterne de Vauban 

A la fois homme de terrain et théoricien, génie de la fortification, stratège incomparable et sur la fin de sa vie réformateur, Vauban conjugue tous les talents.

Infatigable voyageur au service de l’état, ce grand ingénieur parcourt les frontières de la France pour mieux les inspecter et les fortifier.

Dans un souci d’efficacité optimale, il en vient à concevoir un véhicule adapté à son travail, dans lequel il puisse écrire et dessiner : la basterne

Office de Tourisme et des Congrès de Besançon
2 place de la 1ère armée française – Parc Micaud
25000 Besançon tél.
03.81.80.92.55
info@besancon-tourisme.com
www.besancon-tourisme.com
www.citadelle.com

Publicités